
A la suite de l’atelier consacré à l’élaboration d’un référentiel de compétences destiné à la formation initiale et continue des magistrats, le Centre de Formation Judiciaire (CFJ) a tenu, ce jeudi 07 mai 2026, une rencontre pour la validation dudit document.
Dans le cadre global de sa politique de modernisation et d’amélioration de la qualité des enseignements, le Centre de Formation Judiciaire s’est engagé dans une dynamique de professionnalisation des formations, avec pour ambition de mettre à la disposition du service public de la justice des magistrats compétents et opérationnels dès leur prise de fonction. C’est ainsi que l’élaboration d’un référentiel de compétences, adapté aux différents corps de métiers et aux diverses sections de la formation judiciaire, a été initié par la Direction générale du CFJ. En privilégiant l’approche participative et inclusive, avec l’ensemble des acteurs judiciaires, la rencontre se veut porteuse d’un fort consensus professionnel. Le référentiel sera ainsi un outil stratégique dont l’appropriation et l’utilisation effectives seront d’un intérêt certain pour les institutions judiciaires.
La cérémonie d’ouverture de la session de validation a été présidée par Monsieur Souleymane Teliko, Directeur général du CFJ, en présence de Monsieur Ibrahima Samb, représentant Monsieur le Premier président de la Cour suprême, de Monsieur Cheikh Tidiane Bèye, Premier Président de la Cour d’appel de Tambacounda, ainsi que de Monsieur Moustapha Fall, Premier Président de la Cour d’appel de Saint-Louis.
Le représentant de Monsieur le Premier président de la Cour suprême est revenu sur le déficit de magistrats, en précisant qu’il existe actuellement un magistrat pour 1000 habitants. Il a salué cette initiative du CFJ, qu’il considère comme une réponse pertinente face aux défis actuels du système judiciaire, tout en invitant la direction générale à se préparer à former davantage de magistrats, en quantité comme en qualité. « Le référentiel de compétences vient à son heure », a-t-il déclaré, avant de mettre en avant les nombreux avantages qu’offre cet outil dans la professionnalisation des acteurs judiciaires.
Le Directeur général du CFJ a souligné que cet atelier s’inscrit dans une dynamique de modernisation et de professionnalisation du système judiciaire, avec pour objectif de renforcer la cohérence entre la formation initiale et la formation continue des magistrats.
Selon Monsieur Souleymane Teliko, l’approche par les compétences, désormais adoptée dans la formation initiale, permet de dépasser la simple transmission des savoirs théoriques pour favoriser le développement de compétences opérationnelles adaptées aux réalités de la pratique judiciaire.
Il a également rappelé les avancées déjà enregistrées dans le processus de formalisation des enseignements, notamment l’élaboration de syllabus pour l’ensemble des modules de formation, permettant de mieux structurer les objectifs pédagogiques, les contenus, les méthodes d’enseignement ainsi que les modalités d’évaluation.
Le Directeur général a par ailleurs insisté sur le rôle structurant du référentiel de compétences, présenté comme un outil central pour la formation, l’évaluation des auditeurs de justice et l’élaboration de programmes pertinents de formation continue. À travers cette démarche, le CFJ entend garantir une continuité pédagogique et professionnelle, tout en assurant une meilleure adéquation entre les formations dispensées et les exigences réelles des fonctions judiciaires.
Il a enfin indiqué que ce référentiel est appelé à évoluer afin de prendre en compte les mutations du droit, des pratiques judiciaires et les attentes des justiciables, dans le but de contribuer au renforcement de la qualité de la justice et de la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire.
À l’issue de l’atelier, les participants examineront le document de synthèse du référentiel de compétences pour en apprécier la pertinence au regard des réalités de la pratique judiciaire sénégalaise et formuler diverses observations, suggestions et amendements.
Les échanges permettront de parvenir à un consensus sur les compétences essentielles attendues du Magistrat. Les contributions recueillies seront consolidées par le CFJ dans le cadre de l’élaboration de la version finale du référentiel, avant son adoption officielle et sa diffusion auprès des institutions judiciaires.
