
Le Centre de Formation Judiciaire (CFJ) a démarré ce mardi 28avril 2026, un atelier de deux jours consacré à l’élaboration d’un référentiel de compétences pour la formation initiale et continue des magistrats. L’initiative s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de professionnalisation de la justice.
En procédant à l’ouverture des travaux, Monsieur Souleymane Teliko, Directeur général du CFJ, a souligné la portée stratégique de cet exercice. Il a rappelé qu’un référentiel de compétences « n’est pas un simple document technique », mais « une grille de lecture structurée des savoirs, des savoir-faire et des savoir-être attendus d’un magistrat à chaque étape de sa carrière ».
Selon lui, cette démarche vise à répondre à une question fondamentale : « Quel magistrat voulons-nous former pour aujourd’hui et pour demain ? »
Dans un contexte marqué par des mutations du droit, des exigences croissantes des justiciables ainsi que des impératifs d’éthique, de transparence et d’efficacité, le Directeur général a insisté sur la nécessité de définir avec clarté les compétences attendues du magistrat.
Il a relevé que ce référentiel constituera d’abord un instrument essentiel de pilotage pédagogique, permettant d’aligner les contenus de formation, les méthodes d’enseignement et les modalités d’évaluation sur des objectifs clairement définis afin de renforcer la cohérence et l’efficacité de la formation initiale et continue.
Le Directeur général a également mis en avant sa dimension professionnalisante, en ce qu’il doit favoriser l’émergence de magistrats mieux préparés à exercer leurs missions, qui maîtrisent non seulement les techniques juridiques, mais qui font également preuve de discernement, d’intégrité et de sens des responsabilités.
L’autre enjeu soulevé demeure le renforcement de la transparence et de la crédibilité de l’institution judiciaire. A cet effet, il affirme qu’« En rendant explicites les standards attendus, le référentiel devrait contribuer à installer une culture de l’évaluation objective et de l’amélioration continue, gage de confiance pour les citoyens ».
Le futur outil se veut également prospectif. Il devra intégrer les compétences liées aux défis contemporains et à venir, notamment la maîtrise des outils numériques, la compréhension des enjeux internationaux, la prise en compte des droits humains et la gestion des relations avec les différents acteurs de la justice.
Insistant sur la portée inclusive de cette démarche, le Directeur général a appelé à une réflexion ouverte et participative associant magistrats, formateurs, universitaires et partenaires institutionnels, estimant que « c’est de cette diversité d’expériences et de points de vue que naîtra un document pertinent, adapté à nos réalités et porteur d’avenir ».
Il a invité les participants à faire de ces deux journées un espace d’échanges constructifs et de propositions concrètes. Il a souligné que l’enjeu est de doter le système de formation d’« un outil structurant pour la qualité de la justice ».
Cette rencontre marque ainsi une nouvelle étape dans les efforts constants du Centre de Formation Judiciaire pour renforcer les capacités des magistrats et adapter la formation judiciaire aux exigences d’une justice plus performante et tournée vers l’avenir.
