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Actualités > Le CFJ accueille un atelier de Co-construction des référentiels de compétences des Inspecteurs et des Éducateurs spécialisés.

Le Centre de Formation judiciaire (CFJ) a démarré ce jeudi 17 septembre, un atelier consacré à la Co-construction des référentiels de compétences des Inspecteurs de l’Éducation surveillée et de la Protection sociale et des Éducateurs spécialisés. Cette initiative, soutenue par l’Agence italienne pour la coopération au développement dans le cadre du Programme d’amélioration de l’accès et de la qualité des services socio-éducatifs de protection de l’enfant (PAQ/SPE), vise à renforcer la professionnalisation des acteurs et à adapter la formation aux exigences des métiers de la protection judiciaire et sociale de l’enfant.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par les interventions de Monsieur Souleymane Teliko, Directeur général du Centre de Formation judiciaire, de Madame Anna Pène Teliko, Directrice générale adjointe de la Direction générale de la Protection judiciaire et sociale (DGPJS), et de Madame Valentina Baraldi, représentante de l’Agence italienne pour la coopération au développement.

Dans son discours d’ouverture, Monsieur Souleymane Teliko, Directeur général du CFJ, a souligné l’importance de cette démarche pour l’évolution pédagogique de l’institution. Rappelant que la protection de l’enfant exige des professionnels bien formés, compétents et éthiquement engagés, il a insisté sur le rôle central du référentiel de compétences dans la professionnalisation des métiers.

« Un référentiel n’est pas simplement un document administratif ou pédagogique supplémentaire. Il constitue un outil de professionnalisation et de pilotage », a-t-il notamment déclaré.

Il a expliqué que cet outil doit permettre d’établir une cohérence entre le métier, la formation et l’évaluation, en identifiant les activités professionnelles, les responsabilités exercées et les compétences nécessaires à leur réalisation.

Cette démarche s’inscrit pleinement dans la transformation du modèle de formation du CFJ, fondée notamment sur l’approche par compétences. Celle-ci consiste à concevoir la formation à partir des compétences que les professionnels doivent effectivement mobiliser dans l’exercice de leurs fonctions.

Le Directeur général a ainsi appelé les participants à faire de ces deux journées un véritable espace de dialogue professionnel, fondé sur le partage d’expériences, l’analyse des pratiques et la formulation de propositions concrètes.

Prenant la parole au nom de la Direction générale de la Protection judiciaire et sociale, Madame Anna Pène Teliko a exprimé sa profonde gratitude à l’Agence italienne pour la coopération au développement pour son accompagnement et son engagement en faveur de la qualité de la formation des acteurs de la protection de l’enfant. Elle a aussi rappelé que la qualité de la protection offerte aux enfants dépend largement de la qualité des professionnels chargés de sa mise en œuvre.

« Investir dans la formation initiale, c’est préparer des professionnels mieux outillés, capables d’intervenir avec compétence, éthique et humanité auprès des enfants en danger ou en conflit avec la loi », a-t-elle souligné.

Madame Anna Pène Teliko a également mis en avant l’importance de l’élaboration des référentiels dans l’harmonisation des pratiques professionnelles et l’amélioration durable de la qualité des services socio-éducatifs de protection de l’enfant.

Au nom de l’Agence italienne pour la coopération au développement, Madame Valentina Baraldi a réaffirmé l’engagement de l’Agence aux côtés du Gouvernement du Sénégal en faveur de la protection des droits de l’enfant, du renforcement des services sociaux et de la promotion d’une justice plus attentive aux besoins des enfants et des adolescents en situation de vulnérabilité.

Elle a rappelé que cette activité s’inscrit dans la composante 2 du projet, qui accorde une place importante au développement des compétences du personnel et des prestataires de services de protection de l’enfance et de l’action éducative.

La représentante de l’Agence italienne a insisté sur l’importance de la Co-construction, qui doit permettre d’ancrer le futur référentiel dans les réalités professionnelles et de favoriser son appropriation par les institutions concernées.

« Protéger les enfants, c’est investir dans l’avenir de toute la société », a-t-elle déclaré, résumant ainsi la conviction qui fonde l’engagement de l’Agence dans cette initiative.

À terme, les référentiels ainsi élaborés devront contribuer à la définition des objectifs pédagogiques, à l’élaboration des programmes et modules de formation, au choix des méthodes d’enseignement, à l’organisation des stages et aux modalités d’évaluation, ainsi qu’au développement de la formation continue.

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