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Actualités > DISTINCTION HONORIFIQUE : LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DU CFJ DÉCORÉ À L’ORDRE NATIONAL DU MÉRITE

Le Directeur Général du Centre de Formation judiciaire (CFJ), Monsieur Souleymane TELIKO, a été élevé à l’Ordre national du Mérite par la République Française. La distinction lui a été remise par l’Ambassadrice de France au Sénégal, lors d’une cérémonie solennelle tenue le mercredi 04 février 2026 à la Résidence de l’Ambassadeur.

La cérémonie, empreinte d’émotion et de reconnaissance, s’est déroulée en présence de la famille du récipiendaire, de ses amis et proches, de collègues magistrats, partenaires institutionnels ainsi que de nombreuses personnalités.

Dans son allocution, l’Ambassadrice a rendu un vibrant hommage au « parcours remarquable du Magistrat Souleymane TELIKO » soulignant son engagement constant en faveur de l’Etat de droit, de l’indépendance de la justice et de la lutte contre l’impunité.

Entré dans la magistrature en 1995, Monsieur TELIKO a exercé au sein de plusieurs juridictions à travers le Sénégal, notamment à Dakar, Kolda, Kaolack et Tambacounda, avant de servir à la Direction des Affaires civiles et des Sceaux au ministère de la Justice. Très tôt, il s’est consacré à la matière pénale, et plus particulièrement à l’instruction, domaine dans lequel il a acquis une solide expertise.

Ses positions fermes, constructives et son sens élevé des responsabilités lui ont valu l’estime de ses pairs. Ceux-ci l’ont successivement porté à la tête de l’Union des Magistrats du Sénégal, puis élu membre du Conseil supérieur de la Magistrature.

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Au-delà des fonctions exercées, l’Ambassadrice a tenu à souligner qu’à travers cette distinction, c’est une certaine conception de la justice qui est honorée : « La justice que vous défendez aujourd’hui est une justice indépendante. L’indépendance n’est pas un privilège, elle est la condition même de l’impartialité. »

Mme l’Ambassadrice a également mis en lumière le parcours international du récipiendaire, notamment aux Chambres Africaines Extraordinaires au sein des juridictions sénégalaises et à la Cour pénale spéciale de la République centrafricaine.
Cette trajectoire témoigne d’un magistrat résolument tourné vers l’international, animé par la volonté de lutter contre les crimes les plus graves et de promouvoir la justice au-delà des frontières.

À la tête de la direction du Centre de Formation judiciaire, Monsieur TELIKO œuvre activement à la transmission des compétences professionnelles et au renforcement des partenariats internationaux. Sous son impulsion, la coopération s’est notamment consolidée avec l’École Nationale de la Magistrature de Bordeaux, l’École Nationale des Greffes de Dijon et l’École Nationale de Protection Judiciaire de la Jeunesse de Roubaix.

En lui remettant les insignes de l’Ordre national du Mérite, la République française a ainsi souhaité honorer « un engagement exemplaire au service de la justice, du droit et de la coopération internationale ».

Prenant la parole, le Directeur général du CFJ a exprimé sa profonde gratitude pour cette distinction, s’interrogeant avec humilité sur le choix porté sur sa personne : « Pourquoi ce choix ? Qu’ai-je donc accompli de si particulier pour mériter un tel honneur ? »

Il a tenu à partager cette reconnaissance avec ses proches, ses collègues et l’ensemble de la communauté judiciaire, rappelant que « derrière chaque destin individuel, il y a une œuvre collective ».

Au-delà de sa personne, il a vu dans cette décoration une leçon de fraternité humaine, soulignant que les valeurs de justice transcendent les frontières et rapprochent les peuples.

Dans un contexte international marqué par les tensions et l’impunité, son intervention s’est transformée en un plaidoyer fort en faveur de l’idéal de justice : « Valoriser la justice, c’est rappeler que le salut de chacun passe par l’exigence de justice pour tous. Une injustice commise quelque part est une menace faite à tous.»

S’adressant enfin aux élèves du CFJ, il a insisté sur la portée symbolique de cette distinction, rappelant que former, c’est « transmettre des valeurs, forger des consciences et cultiver l’engagement pour le bien commun ».

Monsieur Souleymane TELIKO a conclu en affirmant que cette reconnaissance « n’est pas un aboutissement, mais une invitation à poursuivre le service de la justice ».

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